La cosmétique naturelle est en plein essor. Nous avons compris qu’il était important de faire attention à ce que l’on consommait. On achète des cosmétiques clean pour faire attention à sa santé. Du zéro déchet pour limiter la surproduction de plastique. Des produits vegan et cruelty-free pour défendre le bien-être animal. Du bio pour éviter les pesticides. Ou serait-ce les dérivés de pétrole ?

Ces différentes causes sont toutes importantes à mes yeux. Pourtant, j’ai conscience qu’il est parfois difficile de s’y retrouver. Les termes marketing, labels et applications de notation se multiplient. Au final, on sait plus trop vers quels produits se tourner pour respecter ses valeurs.

Dans cet article, je vais vous présenter les termes que l’on entend souvent quand on s’intéresse à la cosmétique naturelle. Je vais les décortiquer afin de vous aider à mieux vous représenter ce qu’ils signifient vraiment. Et surtout, pour que vous puissiez choisir les produits qui vous correspondent en toute connaissance de cause.

 

PÉTROLE ET PRODUITS CHIMIQUES

Les dérivés de pétrole

On parle aussi de : produits pétrochimiques, ingrédients pétrochimiques

Le pétrole, extrait de puits naturels situés dans le sol, est transformé puis utilisé dans d’innombrables produits du quotidien. Il y a bien sûr l’essence et les carburants. Le plastique est lui aussi obtenu à partir du pétrole. Les tissus synthétiques (polyester, nylon) sont composés de fibres produites à partir du pétrole.

En cosmétique aussi, on trouve énormément de dérivés de pétrole. Les silicones, la paraffine, les huiles minérales, les filtres solaires chimiques, … il y en a trop pour tous les citer. Les dérivés de pétrole sont souvent le deuxième composant (après l’eau) d’un produit cosmétique.

A regarder : Moins de plastique dans ma cosmétique

Une fois produits, les dérivés de pétrole n’ont que deux endroits où aller. Dans les airs, lorsqu’on incinère des déchets en plastique ou qu’on consomme des carburants : ils créent des gaz à effet de serre et contribuent au réchauffement climatique. Dans les eaux, lorsqu’on n’arrive pas à les capter. Par exemple, les dérivés de pétrole liquides comme les silicones cosmétiques partent dans les canalisations lors de la douche et rejoignent finalement la mer. Ils sont ingérés par les organismes marins (coraux, poissons, mollusques) et finissent dans nos assiettes ou causent l’extinction d’espèces.

 

Les produits synthétiques

On parle aussi de : produits de synthèse, produits issus de la chimie de synthèse

Il s’agit d’ingrédients obtenus à partir de réactions chimiques contrôlées en laboratoire. Vous avez déjà entendu dire que « Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ». En effet, pour créer un ingrédient de manière synthétique, il faut un ingrédient de départ. C’est là que tout se complique.

On peut créer une molécule de synthèse à partir d’autres molécules, qui peuvent être elles-même synthétiques ou non. Un exemple simple est celui du savon. On peut obtenir la molécule de savon par une réaction chimique contrôlée entre de l’huile végétale et de la soude : c’est un produit de synthèse. La soude est elle-même un produit de synthèse. L’huile végétale ne l’est pas (on verra plus tard ce qu’elle est).

Les dérivés de pétrole cosmétiques mentionnés ci-dessus sont des produits de synthèse. Ils sont obtenus à partir du pétrole, qui a été transformé chimiquement afin d’obtenir la texture voulue.

Les huiles estérifiées, parfois qualifiées de « silicones naturels » et autorisées en bio, sont des ingrédients de synthèse. Elles sont obtenues à partir d’huiles végétales que l’on a transformé chimiquement afin d’obtenir une texture spécifique.

A lire : Décrypter la composition d’une huile de soin

 

Les produits chimiques

C’est un terme du langage commun qui signifie … rien du tout 😂 On l’emploie communément pour parler de quelque chose qui serait très transformé, dangereux pour la santé, nocif pour l’environnement. En réalité, parler de produit chimique n’a aucun sens.

La chimie désigne des réactions qui se passent entre des molécules. Ca se déroule tout le temps, partout. Plein de réactions chimiques se déroulent dans mon corps à l’instant où j’écris ces lignes. Serais-je donc moi-même … un produit chimique 😱

Vous êtes bien sûr libres de dire que les Schtroumpf, le Coca et le Cillit Bang c’est « super chimique » si ça vous chante. Je le fais moi-même dans ma vie perso 🙃 Par contre, lorsque je parle au nom de Menaka, j’évite.

Quand une marque vous dit que ce qu’elle vend ne contient pas de produits chimiques, méfiez-vous. Fait-elle référence à des ingrédients pétrochimiques ? De synthèse ? Dangereux pour la santé ? Pour moi, ce terme n’a pas sa place dans un marketing conscient, qui aide le consommateur à mieux comprendre ce qu’il se met sur le corps.

 

L’ORIGINE DES INGRÉDIENTS

Les produits d’origine végétale

A nouveau, nous sommes sur un terme assez ambigu car il peut désigner plein de choses différentes. En général, si on parle de l’origine d’un produit, c’est qu’il a été transformé. Sinon, on parle plutôt d’extrait végétal.

Un produit synthétique peut-être d’origine végétale. C’est le cas par exemple des alcools et conservateurs autorisés en bio. Ils ont été transformés chimiquement en laboratoire à partir de matière première végétale : le soja, le coco, la palme … Et oui, ce sont souvent des matières bon marché, rarement écologiques, qu’on utilise pour faire des produits synthétiques.

Les extraits végétaux comme les huiles essentielles et les huiles végétales sont aussi d’origine végétale. C’est logique, ils viennent d’un végétal. Ils ont été extraits « physiquement ».

Les huiles essentielles sont distillées à la vapeur d’eau : les molécules d’eau transportent l’essence en dehors de la feuille ou la fleur. Les huiles végétales vierges sont pressées à partir d’une noix ou d’un fruit. On les fait sortir par une action mécanique, un peu comme quand on presse manuellement le jus d’un fruit.

Les huiles essentielles et végétales ne sont pas transformées chimiquement. Enfin … pas celles proposées chez Menaka. Les huiles essentielles peuvent être corrigées chimiquement. Certaines marques le font par exemple pour les huiles essentielles d’agrumes, dont elles éliminent les composés photosensibilisants (qui peuvent causer des brûlures en cas d’exposition aux UV). Vous allez alors lire « Huile essentielle de citron sans furocoumarines ». Les huiles végétales, quant à elles, peuvent être désodorisées par des procédés chimiques. On parle alors d’huile raffinée.

Vous le voyez dans ces exemples, l’appellation « d’origine végétale » ne garantit en rien l’absence de transformation chimique et la pureté du produit.

 

Les produits d’origine minérale

Vous l’avez compris, l’origine d’un produit n’est pas garante de sa qualité ou sa naturalité. Pour ne rien simplifier, avec les ingrédients d’origine minérale, on ne sait pas sur quel pied danser. Parfois, on dirait qu’ils vont sauver la planète, les coraux et l’humanité. Parfois, ils sont démoniaques 😈

Lorsqu’on parle d’une huile d’origine minérale, on parle d’une huile dérivée du pétrole = démoniaque. Quand on parle de filtres solaires minéraux (oxyde de zinc par exemple), on évite de déverser des dérivés de pétrole dans les océans = on sauve les tortues.

A lire : Pourquoi la crème solaire est dangereuse pour l’environnement

Dans les deux cas, on a pris une matière première minérale (du pétrole ou des roches solides), formée naturellement dans le sol au cours de millions d’années. Puis on l’a transformée lourdement pour obtenir quelque chose de radicalement différent, dont on ne contrôle par l’impact sur l’environnement. C’est exactement la même chose. Pourtant, l’un a très mauvaise presse et l’autre est plébiscité par les fabricants bio. Allez comprendre !

Les argiles sont aussi d’origine minérale. Argile blanche, argile verte, rhassoul, … Ce sont des produits que vous retrouvez fréquemment dans des recettes de cosmétique naturelle. Quelle est la différence ?

Contrairement à un dérivé de pétrole ou un filtre solaire minéral, les argiles n’ont pas été transformées chimiquement. Elles ont été extraites dans des carrières identifiées pour la qualité de leur argile. Elles sont tout de même traitées (physiquement) pour éliminer les résidus et assurer la finesse du produit fini.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il s’agisse de ressources durables et éternelles. Ce sont des ressources fossiles (elles se renouvellent au cours de millions d’année). En les prélevant et les rejetant ailleurs dans la nature, on modifie les écosystèmes. Comme pour tout ce que l’on prélève dans la nature, il faut apprendre à les utiliser de manière raisonnée.

 

Les produits d’origine animale

Il fut un temps, on trouvait beaucoup d’ingrédients d’origine animale dans les produits cosmétiques. On peut citer par exemple la graisse de baleine dans les rouges à lèvres ou le musc dans les parfums. La plupart de ces produits sont interdits depuis longtemps. De toute manière, les technologies récentes permettent d’obtenir des équivalents à bien moindre coût (hello produits synthétiques).

Dans la cosmétique actuelle et la cosmétique naturelle, on trouve tout de même des produits d’origine animale. On peut citer par exemple le lait d’ânesse ou la cire d’abeille.

Il existe des ingrédients qui sont obtenus par transformation chimique (= ingrédients synthétiques) à partir de matière première animale. On peut par exemple obtenir de l’acide lactique à partir du lait ou fabriquer des savons avec de la graisse de porc.

Dans la liste INCI du produit, vous verrez simplement le nom de l’ingrédient et pas son origine. Il est donc possible d’avoir de l’acide lactique d’origine animale. Cependant, au vu des avantages multiples que représentent les dérivés de pétrole, l’huile de palme et compagnie par rapport aux matières animales, je pense qu’il est rare que les fabricants choisissent la dernière option. Mais bon, qui sait.

 

LES COURANTS DE COSMÉTIQUE NATURELLE

La cosmétique vegan

On parle aussi de : cosmétique cruelty-free

A nouveau, pas facile de s’y retrouver. Si les termes vegan et cruelty-free (« sans cruauté ») nous évoquent le respect du bien-être animal, la réalité des faits n’est pas si simple.

Pour résumer, le véganisme consiste à exclure de sa consommation les produits d’origine animale ou ayant causé la souffrance animale. En cosmétique, cela se traduit par l’absence d’ingrédients d’origine animale dans les produits et l’absence de test sur les animaux.

Il y a une grande ambiguïté sur ce second point car les tests cosmétiques sur les animaux sont interdits dans l’Union Européenne depuis 2013. De plus, les marques ont l’interdiction d’utiliser une obligation réglementaire comme argument marketing. Vanter l’absence de tests sur les animaux dans un pays où ils sont de toute façon interdits est donc illégal.

Dans la pratique, les labels vegan sont donc pertinents pour garantir l’absence d’ingrédients d’origine animale. La notion de cruelty-free, quant à elle, se traduit en général par l’absence de test sur les animaux dans les marchés hors UE. En effet, un même produit peut avoir été autorisé en France et donc non testé sur les animaux en Europe, tout en étant distribué dans des pays d’Asie où des tests sur les animaux ont été effectués.

Notez qu’en Chine, les tests sur les animaux étaient obligatoires pour qu’un produit cosmétique puisse être distribué dans le pays jusqu’en 2019. Ainsi, une marque implantée en Europe et en Chine ne pouvait pas remplir les critères des labels vegan / cruelty-free.

Chez Menaka, nous proposons une cosmétique végétale à partir des plantes de Madagascar. Par défaut, nos produits sont donc vegan et cruelty-free. Je trouve cependant dommage de se passer de produits d’origine animale dans des recettes DIY, lorsqu’ils n’ont causé ni souffrance ni mort. D’autant plus lorsque leur production peut avoir un impact positif sur l’environnement.

C’est le cas par exemple des produits de la ruche (miel et cire d’abeille). Le développement de l’apiculture permet de protéger les abeilles de l’extinction et d’assurer la pollinisation de nombreuses espèces végétales. De plus, l’utilisation de cire d’abeille permet de remplacer les cires émulsifiantes pour la fabrication de crèmes. 

A lire : Recette de crème (la semaine prochaine)

Ces cires émulsifiantes sont des produits transformés chimiquement à partir de matières premières végétales dont la production peut-être nocive pour l’environnement (soja, palme, …). Au contraire, la cire d’abeille peut être produite de manière artisanale, locale et durable, sans transformation chimique.

 

La cosmétique bio

A l’origine, on parlait uniquement d’agriculture biologique. Cela consistait à cultiver des fruits et légumes d’une façon plus respectueuse de l’environnement. Aujourd’hui, l’agriculture bio interdit l’utilisation de pesticides et engrais de synthèse. Elle autorise l’utilisation d’intrants naturels qui peuvent être tout aussi nocifs pour les écosystèmes. Elle est basée sur un système de monoculture qui appauvrit gravement les sols. Elle a une empreinte carbone généralement supérieure à l’agriculture conventionnelle.

Pour trouver des fruits et légumes dont l’impact sur l’environnement est réellement diminué, il faudra plutôt se tourner vers la biodynamie, l’agroforesterie et la permaculture.

A lire : Entreprendre en permaculture à Madagascar

Le qualificatif « biologique » s’est par la suite étendu aux produits transformés. Dans l’alimentaire, cela signifie qu’un certain pourcentage des ingrédients utilisés pour fabriquer un produit transformé sont issus de l’agriculture biologique (entre autres règles et interdictions).

C’est le même principe dans en cosmétique. Pour qu’un cosmétique puisse obtenir le label bio, il doit contenir un certain pourcentage de produits issus de l’agriculture biologique. Il y a également des substances interdites (dérivés de pétrole notamment) et des pourcentages minimaux de produits d’origine végétale à respecter, qui varient d’un label à l’autre.

A lire : Tableau comparatif des labels de cosmétique bio (oOlution)

Le packaging également est soumis à des restrictions : il doit être recyclable. Cela inclut donc la plupart des plastiques et ne consiste donc pas en une restriction de mon point de vue 🙄

Cela ne s’arrête pas là. Mettons que, comme c’est le cas pour Menaka, vous utilisiez des matières premières issues de l’agriculture biologique et que vous rentriez dans tous les critères retenus par les labels bio (origine végétale, absence de produits pétrochimiques, packaging). Auriez-vous automatiquement le droit de déclarer votre produit bio ? La réponse est non.

Pour ce faire, il faudrait payer une cotisation auprès d’un label bio. Les labels sont des associations dont le conseil d’administration est composé de … directeurs de marques labellisées bio (Florame, Melvita et Léa Nature pour n’en citer que quelques unes).

Si les frais à payer pour la réalisation d’une certification sont justifiés, le fait que cette certification soit réalisée par un organisme privé et non pas un organisme d’Etat me paraît très problématique.

De plus, ces frais sont nécessairement impactés sur le prix final pour le consommateur. Deux produits à la composition et au packaging identiques, fabriqués dans les mêmes conditions, seront vendus à un prix différents selon qu’ils sont labellisés bio ou non. C’est fort dommage, car cette différence de prix n’est justifiée par aucune valeur ajoutée pour le consommateur ou pour l’environnement.

 

La cosmétique zéro déchet

Quand on parle de zéro déchet, on parle en général de réduction des emballages. Les marques de cosmétique zéro déchet font donc des efforts pour réduire l’impact écologique de leur packaging.

On trouve désormais des produits solides (shampoing, dentifrice, démaquillant) qui permettent d’éviter l’usage de bouteilles en plastique. Il y a également des emballages en carton pour des produits comme le déodorant, habituellement emballés dans du plastique. Pour les crèmes, huiles, sérums et autres produits liquides, les marques zéro déchet utilisent un packaging en verre.

Il faut savoir qu’au-delà de l’emballage, la fabrication et l’utilisation de produits cosmétiques créent des déchets. Parler de produit zéro déchet pour un cosmétique contenant des ingrédients très transformés me paraît abusif (parfum synthétique par exemple). De la même manière, on produit des déchets à l’utilisation des cosmétiques lorsque les ingrédients ne sont pas biodégradables.

A regarder : Devenir Zéro Déchet … vraiment !?

Un emballage biodégradable comme un carton non pelliculé (donc non hermétique) n’est pas non plus zéro déchet. Il a fallu abattre des arbres pour le produire et il faudra utiliser de l’énergie pour le transformer en compost dans des méthaniseurs, s’il est trié correctement.

Enfin, le verre et l’aluminium sont recyclables à l’infini mais ne sont pas, dans la pratique, recyclés à l’infini. La production de verre est extrêmement coûteuse en énergie et en ressources naturelles non renouvelables.

A regarder : Le verre, recyclable à l’infini et à 100% ?

Ces alternatives dites zéro déchet permettent certes de réduire notre consommation de plastique, ce qui est une urgence absolue. Cependant, une réelle réduction des déchets ne pourra passer que par une baisse de la consommation et la réutilisation des contenants.

 

La clean beauty

On parle aussi de : cosmétique clean

Dérivés de pétrole, produits synthétiques et produits chimiques évoquent deux inquiétudes chez le consommateur : l’impact des cosmétiques sur l’environnement et leurs dangers pour la santé.

Quand on parle de cosmétique clean (« propre »), on fait en général référence à une cosmétique sûre pour la santé. Parmis les ingrédients dangereux, on peut citer les perturbateurs endocriniens (qui peuvent causer dérèglements hormonaux et cancers) ou les sels d’aluminium (qui bouchent les pores de la peau et peuvent s’accumuler jusqu’à devenir dangereux).

Les nanoparticules sont également dangereuses lorsqu’elles sont sous forme de poudre. Intégrées dans des cosmétiques liquides, comme les crèmes solaires, elles ne poseraient pas de risques pour la santé.

Le discours des marques de clean beauty sur les allergènes n’est pas toujours très clair. Les parfums synthétiques en contiennent souvent et ont été longtemps décriés. Considérées plus naturelles, les huiles essentielles sont en vogue pour les remplacer. Cependant, elles contiennent elles aussi une grande quantité d’agents allergènes.

Selon la posture de la marque, vous trouverez tantôt des allégations marketing du type : « Parfum 100% naturel aux huiles essentielles » ou « Sans huile essentielle, adapté aux bébés et femmes enceintes ».

Les applications de scannage de cosmétiques vous permettent de décrypter la liste des ingrédients d’un produit et de vous faire votre idée sur sa sécurité. Les notes sont rarement fiables, mais certaines applications comme INCI Beauty proposent un descriptif de chaque ingrédient présent dans la composition. Vous pouvez donc savoir si le produit contient des ingrédients reconnus ou soupçonnés dangereux pour la santé (selon les études en cours).

A lire : Comprendre une liste INCI

De nombreuses personnes associent respectueux de la santé et respectueux de l’environnement, mais les deux ne sont pas toujours équivalents. Prenons l’exemple d’une huile végétale, vierge et pressée à froid, produite dans des conditions de culture écologiques. Elle peut être allergisante, peut rancir et permettre le développement de toxines. Au contraire, son équivalent pétrochimique (une huile minérale), sera beaucoup plus stable et donc sûr pour la santé. Pourtant, l’impact sur l’environnement de ce dernier est désastreux.

 

La cosmétique naturelle

On parle aussi de : produits naturels, 100% d’origine naturelle

Si vous avez lu cet article dans son intégralité, vous l’avez probablement compris : tout est d’origine naturelle. Origine végétale, origine animale, origine minérale (y compris le pétrole) : ce sont toutes des origines naturelles.

Plus largement, parler de cosmétique naturelle n’a pas vraiment de sens. Parle-t-on de produits d’origine végétale ? De produits non transformés chimiquement ? De cosmétique bio ? De protection de l’environnement ? De sa santé personnelle ?

C’est un terme marketing et je plaide coupable pour son utilisation. Parfois, il est nécessaire de mettre dans mots simples sur des choses sans rentrer dans les détails. Je profite de cet article pour vous donner la signification de ce terme ambigu chez Menaka.

Pour moi, la cosmétique naturelle est une cosmétique respectueuse du corps et de l’environnement. Elle utilise des produits d’origine végétale le moins transformés possible et des produits d’origine animale respectueux du bien-être des animaux et de leur diversité. Elle ne nuit pas à l’environnement lorsqu’elle est rejetée dans la nature.

Chez Menaka, plus spécifiquement, nous proposons uniquement des produits :

  • d’origine végétale, obtenus à partir d’une fleur, un fruit, une feuille ou une racine
  • à partir de plantes cultivées de manière respectueuse de l’environnement, sans monoculture intensive ou déforestation
  • biodégradables et non nocifs une fois rejetés dans l’environnement
  • bruts, c’est-à-dire non transformés chimiquement
  • purs, donc non formulés / non mélangés à d’autres substances

Vous trouverez donc dans la gamme Menaka des huiles essentielles, huiles végétales et poudres de plantes. Et un des ces jours, pourquoi pas des jus, des graines, des gels, et autres merveilles de la nature.

 

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