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Aubert
Marie-Paule
Infirmière D.E.
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Etude de partenariat sur la Prévention Santé
___J'ai fait ce voyage au Mali pour accompagner
le groupe de jeunes participant à l'échange et pour essayer de faire un
bilan concernant la santé, l'hygiène et les conditions sanitaires à Ménaka.
Pour l'ensemble du groupe participant, les précautions prises pour notre
accueil ont largement suffi pour nous maintenir en bonne santé. Notre
séjour de 2 semaines s'est déroulé sans problème grâce à l'eau potable,
au groupe de cuisinières locales, au respect des précautions à prendre
pour lesquelles chacun avait été informé lors de la préparation du voyage
et pendant le séjour.
Les changements climatiques, du rythme de vie….ont apporté quelque fatigue
vite dissipée au retour. En cas de nécessité, une assurance Rapatriement
peut prendre en charge un retour rapide si nécessaire (testé en 2001).
Au sein de la maison d'échange de Savoir-Faire, notre but est de partciper
à la prévention Santé, l'hygiène…
___Sur place, accompagnée par une élève infirmière,
j'ai visité l'hôpital de Ménaka où le personnel (3 médecins, 3
I.D.E, 4 Assistantes sanitaires, 2 secouristes, des employés de laboratoire,
pharmacie, service social, bureau des entrées, 2 sage - femmes, 1 infirmière
obstétricienne 2 matrones) s'est montré très disponible et accueillant.
Construit il y a quelques années, l'hôpital n'est pas entretenu faute
d'argent, l'appareil radio ne fonctionne pas, le laboratoire n'a pas de
matériel….Le personnel que j'ai rencontré est formé et compétent. Il accueille
les malades en consultation ou hospitalisation.
___Le secteur d'hospitalisation est très
démuni : 4 salles, quelques lits, très peu de matelas (ceux-ci sont volés).
Il existe un lieu d'accueil pour les familles qui accompagnent les malades
et leur préparent les repas.
A la maternité, il y a environ 20 accouchements par mois. Les mères doivent
apporter le linge qui fait défaut (draps, alèzes….). Les consultations
prénatales, consultations des nourrissons se font à la maternité ; quelques
fois à domicile. De nombreuses femmes accouchent encore à la maison et
les grossesses ne sont pas suivies notamment pour les filles - mères.
Le Sida est nié. Il n'y a pas de préservatifs.
Chaque consultant paye 200 F CFA le ticket de consultation qui reste valable
jusqu'à la fin du traitement. Il achète en plus ses médicaments, ses pansements,
ses seringues, ses aiguilles…
Les maladies les plus fréquentes sont : le paludisme, la syphilis, les
maladies respiratoires, gastriques, ….
L'information de la population et la prévention se font difficilement.
Depuis 2 ans, la ville de Menaka a un réservoir d'eau potable. Pour la
population de la ville reliée au réseau d'adduction d'eau, ceci a permis
de supprimer les maladies telles que la bilharziose dues à la consommation
de l'eau des mares ou des puits.
___L'alimentation, base de la vie, est parfois
insuffisante et souvent déséquilibrée. Les médicaments,
produits de luxe, sont considérés comme des produits miracle et consommés
trop souvent à mauvais escient. Ils font l'objet de trafics, sont vendus
" en vrac " par des marchands ambulants. Les médicaments prescrits coûtent
chers et les personnes qui en ont besoin ne peuvent pas toujours les acheter.
Le vent, le sable, la chaleur et la " nonchalance " de la population font
que la propreté et l'hygiène sont très sommaires.
___Les différents Comités de Jumelage, les
O.N.G…apportent de l'argent, du matériel, aident à la construction des
bâtiments, mais ceci est insuffisant.
___En brousse, les conditions sanitaires
sont encore plus précaires : on y boit l'eau des mares ou des puits.
A Anouzagnen ou Anderamboukan, des Cescom ont été implantés : pour
soigner la population locale, une unité mobile va soigner les populations
nomades et ceux qui ne peuvent se déplacer. Mais, le territoire est vaste,
le personnel soignant très insuffisant et les moyens matériels presque
inexistants.
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